La guerre des super apps débute en Inde


03 mars 2021

En Inde, selon les prévisions du gouvernement, le PIB devrait finalement connaître une contraction de 7,7 % au cours de l’exercice 2020-2021 à cause de la crise du coronavirus mais devrait rebondir avec une croissance de 11% en 2021-2022. « Pour faire face à la crise, les entreprises technologiques ont réduit leur budget de déplacement, leurs dépenses en marketing et ont diminué la location de bureaux. Dans ce secteur, beaucoup d’entreprises privilégient le télétravail », explique à notre micro Anne Dessemond, responsable du bureau de Business France à Mumbai et en charge du développement d’entreprises françaises du secteur de la tech en Inde.

En termes de financement, l’année a été mitigée pour les start-up indiennes. « Le montant total du financement a diminué pour atteindre 11 milliards de dollars, soit 11% de moins qu’en 2019. Au premier semestre 2020, il y a eu un arrêt des financements mais on a aperçu une reprise au second semestre avec l’émergence de 12 licornes. » Le gouvernement souhaite soutenir son écosystème technologique avec le lancement d’un fonds doté de 745 millions de dollars.

Comme dans les autres pays, la crise a engendré l’explosion du e-commerce en précipitant la consolidation du secteur indien. Tata est notamment en négociation pour prendre le contrôle de Big Basket, le leader indien de la vente en ligne de produits frais. « En Inde, l’e-commerce représente 50 milliards de dollars avec une croissance de 30% par an, fortement accélérée par la pandémie. La création de la super app de Tata a pour objectif de faire face à une concurrence locale d’autres consortiums indiens tels que Reliance ou Jio qui souhaitent également développer ces super apps. La guerre de l’e-commerce débute », met en avant Anne Dessemond.